Jeanne Renauld – ITnation, 23 Octobre 2017

Plus de 100 participants, issus d’une cinquantaine de sociétés différentes, se sont rassemblés pour assister au « Luxembourg Software Testing Event » mis sur pied par q-leap, témoignant de l’intérêt croissant pour les activités de test dans les projets de développement de logiciels et d’applications.

Ce rendez-vous annuel est devenu aujourd’hui un lieu d’échanges privilégié de l’ensemble des acteurs de ce marché, qui peuvent à cette occasion, rencontrer les experts reconnus du secteur et échanger leurs expériences entre professionnels.

D’emblée, Sylvain Perez, CEO de q-leap, a rappelé l’importance d’une démarche qualité logicielle. “En tant que consommateur, nous utilisons de plus en plus d’applications. Elles offrent des fonctionnalités de plus en plus riches. On peut rapidement les installer mais les désinstaller tout aussi rapidement… A-t-il commenté. La compétition fait rage sur les app stores que ce soit sur les mobiles ou sur les desktops. Les forces et faiblesses des applications peuvent facilement être repérées par n’importe qui. Sauter les étapes ou limiter les activités de qualité logicielle peut être dangereux pour les petites entreprises. Pour les grandes entreprises, cela peut avoir un impact négatif à la fois sur le plan financier et sur l’image de marque.”

Différents intervenants se sont succédés au fil de la soirée, présentant de nouveaux outils pour permettre aux professionnels de mieux gérer les tests et évoquant les grands enjeux en la matière.

Automatiser le test mobile

Julien Desmulier, Testing & QA services Manager, et Jorge Asensio, Test Automation Expert chez q-leap, ont tout d’abord démontré l’importance du test mobile, à travers la présentation d’une étude de cas menée pour un de leur client : « Le mobile constitue un environnement totalement fragmenté. Les développeurs doivent prendre en compte une multitude de composants : plateformes, systèmes d’exploitation, navigateurs, fabricants, terminaux… », expliquent les experts. Dans cet écosystème en mutation constante, le test mobile devient de plus en plus difficile à réaliser manuellement. Une solution automatisée de test sur iOS et Android, telle que celle développée par q-leap avec Appium et Cucumber, permet de garantir la fiabilité de ces applications – qu’elles soient natives, web ou hybrides – sur une grande diversité d’appareils, en un temps record et dans des conditions identiques.

« Nous sommes principalement venus pour assister à la présentation de la solution d’automatisation sur mobile de q-leap, témoigne Giuliano Infantino, Test Manager à la BIL. Nous sommes en effet de plus en plus amenés à réaliser les tests de nos applications bancaires sur de nombreux terminaux, qu’il s’agisse de tablettes ou de smartphones. Manuellement, nos équipes perdent un temps précieux. C’est pourquoi nous cherchons à implémenter davantage de solutions automatisées, à l’image de celle proposée par q-leap. Un tel événement nous permet également de nous conforter dans nos choix et de voir que nous sommes dans l’air du temps. »

La virtualisation pour tester plus tôt et plus souvent

Manivannan Sabarajan, Technical Sales & Cloud Solutions chez IBM, Marc Gosselin, IBM Software Cloud Portfolio Representative chez IBM et Loyde Mitchell, Senior Test Architect chez q-leap, ont ensuite souligné la valeur ajoutée que peut apporter une virtualisation des services aux projets de tests logiciels.

« Les clients, fournisseurs, partenaires… évaluent aujourd’hui une entreprise aussi à travers ses logiciels, confie Marc Gosselin. Tester le plus tôt possible dans le cycle de vie du logiciel, puis en continu, permet donc de disposer d’un avantage concurrentiel non négligeable. » Ainsi, les tests continus reposent sur une automatisation intégrée dans le cadre d’un processus de déploiement. Le logiciel peut y être validé dans des environnements de test réalistes. Avec la virtualisation des services, il est possible de simuler le comportement d’un ou de certains composants isolés dans une application pour permettre un test de bout en bout (end-to-end testing) de l’application dans son ensemble, offrant un feedback immédiat sur la qualité. En éliminant les dépendances entre composants, la virtualisation permet aux équipes de testeurs de résoudre les problèmes à un stade plus précoce et à moindre coût.

« L’événement nous a permis de déceler certaines pistes d’amélioration pour nos processus en entreprise, de manière à détecter au mieux d’éventuels problèmes avant de livrer nos solutions, explique la société R&SD Technology. La virtualisation en est une, notamment dans le cadre des tests de non régression. Sans cette virtualisation, qui permet de simuler les interactions entre les systèmes, il est souvent difficile de découvrir de nouveaux bugs. »

Dans un deuxième article, nous évoquons les enjeux du test en sécurité.

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